Ouagadougou a accueilli, le jeudi 13 décembre 2007, la
deuxième rencontre du groupe de travail de Caritas internalis pour
le Sahel. Elle se fixe comme objectifs prioritaires, de comprendre
le concept de sécurité alimentaire, faire des actions de plaidoyer
au Nord et au Sud sur la position du groupe de travail pour le
Sahel, expliquer les nouvelles directives de l’institution en cas
d’urgence majeure contre une situation d’insécurité alimentaire dans
certains pays du Sahel. Ce conclave s’est penché également sur les
modalités d’interventions éventuelles dans les zones inondées tout
en présentant la démarche "alerte précoce et greniers
communautaires". Le Sahel est confronté aux difficultés climatiques,
aux conséquences graves et parfois dramatiques pour les
populations.
C’est pourquoi le groupe de travail de caritas Burkina
ose le changement en recherchant les solutions et des actions
concrètes aux conditions plus humaines d’existence des populations
de cette zone. Pour les participants, il ne s’agissait plus
simplement des actions d’assistance ou d’assistanat d’humanité, mais
des stratégies pertinentes dites de la "charogne" qui commandent
qu’on soit seulement en cas de crises.
Ne pas être là quand c’est déjà pourri, Caritas veut
aller au-delà du simple humanitaire pour témoigner la spécificité de
la charité du Christ pour prévoir, éduquer, agir, accompagner et
bâtir des communautés humaines capables de prendre en charge leur
propre devenir. Ce que dira le président de Caritas/CERAO, l’évêque
de Fada N’Gourma, Mgr Paul Ouédraogo. "Cette 2e session qui fait
suite à celle de Bamako du mois de mars dernier est d’importance
capitale, retient une attention particulière car elle se tient au
moment où les communautés dans la sous-région sahélienne panse leurs
plaies des intempéries de la dernière saison pluvieuse laissant des
milliers de personnes sinistrées dans le désarroi".
Pendant 3 jours de travaux, les participants à cette
conférence se sont engagés à promouvoir le dialogue et la
concertation entre les Caritas de la zone sahélienne et leurs
partenaires membres de Caritas internalis, développer des cadres
régionaux coordonnés afin de répondre aux urgences et si possible de
les prévenir et envisager des actions de réhabilitation dans le
domaine de la sécurité alimentaire.
Ouvrant cette 2e rencontre du groupe de travail de
Caritas internalis pour le Sahel, le président de l’OCADES/Caritas
Burkina, Mgr Paul Ouédraogo a imploré Dieu. "Lui, a les premières
solutions aux problèmes du Sahel". "Car avant même les questions
techniques et financières, ce qu’il faut au Sahel, c’est d’abord la
solidarité des cœurs" , a-t-il aussi conclu.
Arnaud Djinkmbaye NANGMBATNAN
Sidwaya